mardi 28 mai 2019

Thérapie enfant et adolescent

Thérapie pour enfant


Dans le cadre d'un accompagnement thérapeutique pour enfant, je propose un espace de jeux et de dessins, un espace d'expression libre pour l'enfant, dans ses émotions et ses comportements.
Je partage avec lui cet espace afin d'entrer en relation avec lui de personne à personne, en découvrant ainsi toute sa singularité.
Ce contexte favorise une certaine authenticité et ouvre une communication avec une personne extérieure à son cercle familier. L'échange est chaleureux et ludique, permettant d'instaurer un climat de confiance avec l'enfant.
Les parents sont impliqués dans cette démarche, puisque, selon le besoin et l'âge de l'enfant, un échange est ouvert sur le mode de vie de la famille, sur les représentations de chacun et sur la place qu'occupe l'enfant dans ce système familial.
En proposant une nouvelle forme d'interaction à l'enfant, je reformule ses préoccupations et ses besoins. Dans ces conditions bienveillantes, il peut se sentir reconnu comme un individu légitime et responsable. La souffrance qu'il peut, par ailleurs éprouver, est accueillie. Il découvre dans ce contexte que les conséquences sont positives pour lui et non dramatiques ou destructrices, comme l'enfant peut parfois le craindre.
Cette approche centrée sur l'enfant l'invite à se faire davantage confiance, à se sentir légitime au sein de sa famille et à trouver sa véritable place, celle qu'il souhaite occuper dans sa vie.

Spécificité d'une thérapie pour adolescent



Dans le cadre d'un accompagnement auprès d'adolescent, l'échange se fait davantage en face à face, en préservant la confidentialité des paroles recueillies et en jouant, si besoin, le rôle de médiateur pour aider l'adolescent à exprimer une demande ou un ressenti auprès de ses parents. L'adolescence est une période de repositionnement importante où les repères sont bousculés. Redonner des clés de compréhension à chacun permet de renouer avec une communication bienveillante avec son entourage et de renouer avec une bonne estime de soi.

Si cette démarche vous intéresse, n'hésitez pas à prendre rendez-vous sur www.clicrdv.com/cabinet-pomme

lundi 2 juillet 2018

Nouvelle adresse du cabinet

Depuis juin 2018 le cabinet se situe au 124 bis rue du Faubourg de Roubaix, toujours à Lille.
L'entrée s'effectue à l'arrière du bâtiment, côté parking. On y accède par la rue Mehl.
Il s'agit d'un cabinet en rez de chaussée, plus accessible, à tous points de vue. Vous y êtes les bienvenus !
Vous pouvez prendre rendez-vous à tout moment par Internet






mardi 27 septembre 2016

Prise de rendez vous en ligne

Il est désormais possible de consulter mon agenda en ligne afin de prendre un rendez vous au moment où vous êtes disponible et sans attendre que je le sois également. Il suffit, pour ce faire, de vous rendre sur le lien suivant : clicrdv.com/cabinet-pomme 

Cela facilitera, je l'espère, vos démarches de changement.
Je reste, par ailleurs, à votre disposition pour un premier contact téléphonique.

mercredi 4 mai 2016

Présentation d'un accompagnement thérapeutique avec le Strannik-Psy



Madame H.

PRESENTATION

Madame H. est arrivée dans mon cabinet suite à une consultation à l’hôpital. Elle avait rencontré un psychiatre, pour un besoin urgent d’anxiolytique et d’antidépresseur. Elle se définissait elle-même comme dépressive et craignait de devenir folle en constatant les compulsions qui l’accaparaient. Elle me raconte qu’à force de vérifier si elle n’avait renversé personne en conduisant, elle arrivait en retard systématiquement et dans un état de tension anxieuse difficilement supportable, si bien qu’elle avait fini par renoncer à conduire elle-même, se retrouvant du même coup  dépendante de son mari pour ses déplacements à l’extérieur.



PREMIERE SEANCE ET L’INVENTAIRE DES SOUFFRANCES

Elle entame la consultation en annonçant que sa vie est une suite de problèmes de toutes sortes, depuis ses origines jusqu’à sa santé, en passant par son travail et sa vie de famille. Elle va tenter de présenter succinctement ces différents domaines.Tout d’abord elle parle de ses origines, un père violent et une mère protectrice, un divorce dans ses premières années, une « sage » décision de la mère mais la rendant vulnérable les fois où son père venait la chercher pour ses week-ends de garde. Elle en gardera une répulsion pour les rythmes en quinzaine. Elle avait heureusement une figure d'attachement de substitution quand elle était chez son père. En primaire elle débute ses premières compulsions. A la même époque elle a le souvenir d’avoir fait semblant d’être malade pour que son père ne l’emmène pas avec lui. Ce qui avait amené une longue négociation qui avait débouchée sur un des rares cadeaux offerts par le père. Cette même compulsion la reprend depuis quelques mois et lui fait craindre de devenir folle, elle est en colère, contre elle et contre son existence. Il y a de la rage dans sa voix, l’impression d’avoir été dupée. Et de l’abattement aussi. « A quoi bon ? » Elle a déclenché il y a quelques années une sclérose en plaques, elle se sent trahie par son corps, comme par son esprit aujourd’hui. Elle se sent épuisée, dans l’impasse, inerte.




SECONDE SEANCE : COMPLEXE RELATION AU PERE

Au second rendez vous, elle exprime l’ennui que représente son existence, il y a comme une révolte qui sourd derrière ce constat. Nous avons abordé plus en détails les rapports avec son père, les hauts et les bas de cette relation compliquée. Elle est parvenue, au fur et à mesure des années, à tisser des liens plus confortables, apaisés. Toutefois il lui reste de la rancœur envers la belle famille qui a provoqué plusieurs années de silence radio du père. Le sentiment d’injustice reste profondément ancré chez Mme H., ce qui s’associe à une violente colère. Sur la fin de sa vie, son père a déclenché une maladie neurologique dégénérative, elle a renoué avec lui et assisté à son déclin, « lui qui était si fort était devenu un homme si frêle, recroquevillé ». Elle lui rendait visite fréquemment à l’hôpital. A sa mort, elle est venue le veiller toute la nuit, puis a dû laisser de côté sa souffrance et son deuil débutant pour faire face au quotidien. Une image importante qui a resurgie deux séances plus tard est le souvenir de son reflet dans le miroir au retour de l’hôpital, « comme je lui ressemble, j’ai la tête de mon père, mort, j’ai la tête d’un mort. » Il semble que cette vision éprouvante l’ait confrontée frontalement à la conscience de sa propre finitude, plus encore que le diagnostic de sclérose en plaques. Nous reviendrons ultérieurement sur ce point essentiel.



TROISIEME SEANCE ET STRANNIK-PSY

Après avoir consacré une première séance à l'inventaire des problèmes de son existence, une seconde séance plus centrée sur son rapport au père, nous avons travaillé avec le STRANNIK-PSY, non seulement pour accélérer le travail, dans la mesure où elle manifestait une grande impatience à sortir de son marasme psychique et aussi de par la dimension psychosomatique de sa situation. Le test présentait une saturation au niveau de l’âge, ce qui peut indiquer un stress excessif, toutefois les résultats figurant au niveau du bilan psychosomatique semblaient fidèles à la problématique de Mme H. et nous avons donc pu nous appuyer sur ce test pour nos séances.



BILAN PSYCHOSOMATIQUE

Deux organes-émotions sont apparus au niveau des SPF qui détermine un profil psychosomatique, un rapport général de l’individu à son environnement, à son existence. Il s’agit de Surrénales et de Moëlle épinière. Le décodage des organes émotions ci-dessous repose sur les ouvrages de Lise Bourbeau (Ton corps dit « aime-toi ! ») et de Jacques Martel (le grand dictionnaire des malaises et des maladies). La description de ces organes symboliques est assez longue, j’ai tenté d’en retenir les éléments les plus significatifs pour Mme H.




GLANDES SURRENALES
Les glandes surrénales produisent l’hormone du stress, elles assurent un lien corps-esprit. S’il y a dysharmonie, cela génère méfiance et insatisfaction.
Il existe deux types de réaction au stress, en excès, cela provoque de l’agressivité et de la colère, en déficit, cela suscite découragement, procrastination et fuite.
On observe un manque de coordination, une perte de sens de l’existence, à force de se conformer aux autres.
Ce tableau provoque un épuisement général.

MOELLE EPINIERE
Cet organe renvoie à la planification, au perfectionnisme, à une grande rigidité qui empêche toute spontanéité et provoque ainsi des dysfonctionnements.
SCLEROSE EN PLAQUES
Cette maladie symbolise une prison, qui génère souffrances et découragement.
Le constat que la vie est dure entretient un sentiment de révolte, une rancune, une rage intérieure, parfois de manière inconsciente envers un proche qui n’aurait pas suffisamment manifesté son amour.
Il y a une difficulté à accepter de l’aide comme les contraintes extérieures et paradoxalement la maladie entraîne une situation de dépendance, de régression, tel l’enfant sur lequel doit veiller la mère.
Le jugement sur soi est négatif et entraîne une faible estime de soi.
De multiples peurs sont entretenues : peur de l’abandon, de la mort, de l’avenir. Cette insécurité renforce le désir de tout contrôler. Il en résulte une incapacité à aller de l’avant.



Contrairement à mes habitudes, j’ai fait la lecture de ces textes à Mme H. (en temps normal le consultant lit lui-même à voix haute). Elle a écouté ces descriptions avec émotion. Quand je ménageais des pauses pour connaître son ressenti et vérifier si elle s’y retrouvait et à quoi elle pouvait associer ces éléments, elle s’est exclamé : « c’est ma vie, ça ! c’est exactement ça ! », « ah je me suis bien piégée moi-même ! », « j’ai cru éviter le danger et me voilà coincée, à avoir peur de vivre, je ne vis plus ! je me suis arrêtée et je m’enfonce ! » Sa peur de la mort réactivée par le décès de son père l’a conduite à mettre en place une stratégie rigide de surprotection illusoire, cette illusion commençait à tomber. Nous pouvions continuer à travailler sur le sens de sa vie, plutôt que sur le non-sens des expériences vécues et sur l’écoute de ses besoins plutôt que sur la soumission à des attentes extérieures supposées. Cette première étape a été déterminante dans sa prise de conscience de sa part de responsabilité pour vivre une vie plus épanouissante et conforme à ses besoins. Il est intéressant de constater que c’est véritablement l’appropriation des mots par le consultant qui va enclencher une prise de conscience et un changement. Il ne s’agit pas de plaquer la symbolique des organes, mais bien de trouver un écho en soi. En l’occurrence, Mme H. a été soulagée de constater que son ressenti se matérialisait de la sorte. « Je ne suis pas folle. Ça existe. »




BILAN EMOTIONNEL

La deuxième étape du STRANNIK-PSY concerne le bilan émotionnel, il propose une grille de lecture avec une problématique issue du passé et permettant d’éclairer la personnalité actuelle et des ressources à disposition pour soutenir une démarche de changement. Il est possible d’y trouver également un conflit de base, ce qui peut signifier qu’il y a une actualité brûlante qui est susceptible de masquer la problématique issue du passé. Dans le cas présent, il n’y avait que deux items dans la problématique et pas de conflit de base. Ce qui est très encourageant, et qui a apporté un certain réconfort à Mme H. Les deux associations organes-émotions présentes sont Poumons/monotonie et Foie/tristesse. Voici un extrait des fiches qui sont proposées à la lecture au patient, résultat du travail de recherche de J-P GARITTE et J.EEREBOUT.



MONOTONIE  –  POUMONS  – RESPIRATION  – ETOUFFEMENT
MONOTONIE 
Changer d’air, prendre l’air, assainir…sur un plan émotionnel, les poumons permettent également un rafraîchissement et une purification. Absorber ce qui contribue à la vie et rejeter les éléments nuisibles.
Quand cette fonction est affectée, l’individu éprouve une sensation de monotonie. Des poumons perturbés signalent souvent une évolution vers la chronicité.
ETOUFFEMENT 
C’est ce qu’éprouve un individu quand la fonction émotionnelle des poumons est perturbée. Il a le sentiment d’être écrasé ou étouffé, soit par la situation, le plus souvent chronique, dans laquelle il est engagé, soit par une personne envahissante et/ou surprotectrice. L’individu est piégé dans une situation ou une relation toxique pour lui.

FOIE  –  TRISTESSE  –  JEUNESSE  –  VIEILLESSE
TRISTESSE 
Il s’agit ici d’une tristesse associée à l’idée de changement. Il y a cassure ou rupture.
Les choses n’évoluent pas dans le sens qu’on désire. On désirait le changement mais l’élan est passé, quelque chose s’est cassé et on n’y croit plus. La tristesse est engendrée par ce changement devenu inaccessible. Le potentiel créateur est bloqué.
VIEILLESSE 
Dès lors que la tristesse s’installe en relation avec quelque chose qu’on désirait mais qu’on croit désormais impossible, nous perdons l’espoir en l’avenir et nous ne parvenons pas à nous libérer du poids du passé.
L’absence de changement, de réinvention, provoque alors un encroûtement et une sensation de vieillissement.

Mme H. retrouve dans ces items la situation familiale de son enfance, un père violent, une mère protectrice et une séparation salvatrice mais qui l’a maintenue dans un état d’insécurité affective. Elle exprime comment au fur et à mesure des années elle a cessé d’être révoltée et combattive, comment elle s’est résignée. Ces deux éléments font autant écho à son passé qu’à sa vie actuelle, elle vit une relation ambivalente et fusionnelle avec sa mère, que nous aborderons plus bas.



DYNAMIQUE EMOTIONNELLE

Nous passons ensuite à la Dynamique Emotionnelle, ensemble de tableaux découpés selon le principe des matrices émotionnelles décrites par le Dr J-P Garitte, dans son ouvrage Dynamique émotionnelle et révolution personnelle (éd. Quintessence). Il ressort du premier tableau trois émotions éprouvées intensément par Mme H. Il s’agit d’ INSATISFACTION (594 est un score très élevé), suivie d’IMPUISSANCE (à 224) et enfin de COLERE (146).

L’insatisfaction, elle y réagit en exprimant son ennui profond, le fait que son existence ne corresponde pas à ce qu’elle aimerait vivre.

L’impuissance la renvoie à sa maladie, à son histoire passée qu’elle ne peut pas changer, au changement de patrons et à une réorganisation de son travail.

La colère, c’est sa réponse à tout cela, sa colère franche envers différentes personnes qui l'ont blessée, c’est sa réponse à la vie qui est dure et qui n’a pas de sens à ses yeux, et surtout sa colère envers elle-même incapable d’être autonome à quarante ans, accrochée à sa mère…

Lorsque l’on poursuit la lecture de la dynamique émotionnelle, on repère des items une fois encore très élevés.

-          Regret du passé
-          Peur de l’avenir
-          Adaptation
-          Solitude
-          Désir
-          Manque
Les deux premiers se rattachent à la temporalité et soulignent sa difficulté à s’incarner dans le présent. Le passé, elle l’aborde entre la fusion avec sa mère et la critique du manque d’affection du père (On constatera ultérieurement que la petite enfance a été la période la plus difficile à vivre pour elle). L’avenir, elle le rattache à sa maladie, à la peur de sa déchéance, alors qu’elle a des enfants.

L’adaptation, c’était sa stratégie de survie jusqu’alors, comprendre et s’adapter aux attentes extérieures. C’était maîtrisable jusqu’aux changements récents. Trop de nouveautés auxquelles s’adapter qui l’ont conduite à s’épuiser. Aujourd’hui la solitude est une réponse qu’elle a trouvée pour se préserver. On découvre aussi un véritable désir de jouir de l’existence, contrarié par le manque, l’ennui, qui génèrent ce profond sentiment d’insatisfaction vu plus haut.

On peut constater qu’il y a bon nombre d’éléments positifs à extraire de ces informations. Une bonne faculté d’adaptation, flexible, est nécessaire dans l’existence, pour supporter le principe de réalité et pour bien gérer son stress. La solitude est une qualité à développer pour savoir se recentrer et vivre de manière autonome. Le désir est un moteur utile dans l’existence, il donne l’énergie pour avancer, prendre des risques, vivre.

Dans les lignes suivantes, on aborde la question des dépendances, passives ou actives, auxquelles Mme H. peut recourir pour trouver des satisfactions immédiates et temporaires. Les plus sollicitées sont la dépendance passive, relativement bien investie et qui peut reposer sur une croyance du type « si je fournis à mon environnement ce dont il a besoin, celui-ci me le rend bien ». La seconde dépendance, active cette fois, est la dépendance orale. Mme H. explique d’ailleurs son rapport actuel à la nourriture. Quand elle est seule, elle n’a pas le goût de manger. Par contre il peut lui arriver de se ruer sur des confiseries. Nous abordons ensuite le rapport entretenu avec ses modèles de référence, qu’il s’agisse des valeurs familiales, de la représentation maternelle, paternelle et l’Idéal du moi. Mme H. entretient, comme je l’ai brièvement évoqué plus haut, un rapport ambivalent avec sa mère. L’aide que sa mère lui apporte entretient une colère chez elle. Cela la renvoie à sa dépendance et elle se sent infantilisée. A cette période, elles se voient quotidiennement. Et sa mère vient l'aider chaque semaine pour le ménage. Son rapport à la figure paternelle est quant à lui en travail, c'est-à-dire qu’il présente une valeur à zéro. Son père est décédé récemment et elle commence tout doucement à accepter son père tel qu’il était. L’Idéal du moi est également en travail dans sa dimension externe. La question de savoir qui l’on doit être pour être appréciée et aimée par son entourage est centrale dans son travail actuel. Elle est en train de lâcher prise.



EVOLUTION PERSONNELLE

Pour stimuler sa référence interne, c’est-à-dire les sentiments qui facilitent un recentrage sur Soi, on trouve, dans l’ordre décroissant : Communion, Plénitude, Confiance, Joie et Union. Les méta-programmes de changement indiquent qu’elle peut s’appuyer avec efficacité sur les dimensions « Libre et responsable » et « Acceptation et bienveillance » et que ses efforts pourront se concentrer sur l’ « Ici et maintenant ». La question du respect de soi et de devenir une bonne mère pour soi sont également des zones de travail sur lesquelles s’appuyer pour retrouver un meilleur équilibre psychique. On axera cela par un travail de respiration (elle choisira la sophrologie) et une meilleure alimentation.



TRAITEMENT en LUMINOTHERAPIE

Nous choisissons ensemble les items qu’elle souhaite travailler chez elle en séance de luminothérapie sur son ordinateur. Nous optons pour les SPF car la dimension psychosomatique est très forte chez cette patiente, CERVEAU, SURRENALES et MOELLE EPINIERE.



QUATRIEME SEANCE, prise de conscience du sens des symptômes et ajustement

Au rendez suivant, 7 semaines plus tard, je reçois une Mme H. enthousiaste. Elle ne présente plus le teint pâle des précédentes séances, elle semble moins crispée, elle sourit. Nous commençons la séance et elle explique comment elle est parvenue à faire respecter ses limites pendant les vacances. Elle m’explique aussi comment elle a réussi à réorganiser les temps de travaux ménagers avec sa mère. Comme elle ne peut ignorer qu’elle a besoin de son aide pour l’instant, elle a trouvé des activités qu’elle peut accomplir par elle-même. Ainsi elle retrouve une position active et quitte son rôle d’enfant. Elle parle également de son traitement préventif contre la sclérose en plaque qu’elle n’a jamais accepté. Les effets secondaires sont notables, elle sent que cela fragilise son organisme, le rend vulnérable. Elle déteste se piquer, elle a l’impression de ne pas se respecter. Elle a l’impression que c’est ce qui a contribué à la faire chuter psychiquement : une épée de Damoclès et une « intoxication » continue aux bienfaits incertains. L’alliance thérapeutique et le sens d’un traitement sont des éléments fondamentaux dans une démarche de soins. En l’absence d’adhésion du patient, on peut risquer d’obtenir un effet contre-productif du traitement, quel qu’il soit. Elle semble aussi mieux comprendre l’apparition de cette maladie, « Pas étonnant avec cette habitude de ne pas me respecter d’avoir développé une maladie auto-immune ». On revient également sur le jour du décès de son père. Elle explique comment, à son retour chez elle, elle s’est vue dans le miroir et a vu son père décédé. Il y a eu, à cet instant de grande vulnérabilité, une identification très forte à son père et une effraction de l’angoisse de mort dans sa vie. Elle n’avait plus la distance suffisante pour se préserver. Et suite à cela, elle a déclenché ses troubles obsessionnels compulsifs, de vérification excessive lors de la conduite et de l’incapacité à jeter et la peur d’avoir laissé quelque chose sur son passage. Concernant ses TOC, elle parvient à nouveau à jeter les choses à la poubelle, résiste à l’envie de vérifier derrière elle, à pied et en voiture, car elle a recommencé à conduire, accompagnée pour le moment. C’est encore difficile mais elle tient à y parvenir car elle envisage de reprendre le travail. Concernant le retour à son poste, elle l’envisage plus sereinement. Elle fera les choses parce qu’elles sont bonnes pour elle, et non plus dans une dynamique de soumission et dans l’unique but de faire plaisir.



CINQUIEME SEANCE, retour de l'autonomie

5 semaines se sont écoulées quand Mme H. revient au cabinet. Elle est souriante et enthousiaste, elle se sent bien. Elle a repris le travail et en éprouve une grande satisfaction. Elle a pu faire des propositions dans la réorganisation de son planning, et a agi sur un mode gagnant-gagnant avec ses collègues. Elle introduit des changements dans son rapport au temps, elle fait les choses à son rythme et elle le vit beaucoup plus confortablement. Après avoir eu si peur de devenir folle entre les TOC et la dépression, elle retrouve une réelle estime de soi. Elle n’a plus besoin d’être sur la défensive et agressive envers elle ou son entourage. Elle reprend la voiture seule et comprend que pendant toute cette période il n’y avait plus de limite entre elle et l’environnement, elle était responsable de tout et tout l’envahissait. A présent elle a instauré un petit rituel quand elle rentre en voiture, pour poser un ancrage confortable. Elle explique que « ce qui est difficile c’est le fait de passer ». Elle me demande comment je comprends ce qu’elle m’expose. Je tente un rapprochement entre le fait de passer en voiture et le fait de passer dans l’existence. Elle réagit aussitôt « mais oui bien sûr c’est toujours cette angoisse (de mort) ! » Ayant très bien investi le STRANNIK PSY, je lui propose que l’on refasse le test afin de rentrer chez elle avec de nouveaux fichiers en luminothérapie. Elle appréhende un peu, elle a envie de reprendre ses séances qu’elle juge bénéfiques mais a peur que les résultats contestent son sentiment de mieux-être. On réalise le test dans la perspective d’un soutien à sa démarche de consolidation et je m’appuie sur les éléments positifs qui apparaissent, notamment les ressources du bilan émotionnel, en premier lieu l’enthousiasme. Et cela tombe bien car elle se sent tout à fait enthousiaste, libérée et fière d’avoir su s’en sortir par elle-même, en s’appuyant sur les aides extérieures qu’elle a choisies. Elle repart donc avec les items correspondant au SPF et on se donne rendez vous 2 mois plus tard pour réajuster les fichiers et faire le bilan de la période écoulée.




SIXIEME SEANCE, améliorer la règle du respect

Madame H. arrive dans le bureau avec entrain, elle a une allure élégante et féminine. Le nouveau test du STRANNIK PSY présente pour la première fois un stress oxydatif important mais non saturé. C'est une excellente nouvelle. Le bilan psychosomatique ne présente qu'un seul item, l'hypophyse. A la lecture du descriptif émotionnel de l'hypophyse antérieure et postérieure, il apparaît qu'elle se retrouve davantage dans celui de l'hypophyse antérieure, rattachée au niveau émotionnel à l'observation et associée à la maîtrise et à la soumission. Alors que la gestion du quotidien et l'entretien de la maison semblent frustrer et irriter Mme H., cet item renvoie à la question du respect de soi et du respect de l'autre. Comment faire entendre et respecter ses limites et ses besoins au quotidien sans négliger pour autant ceux des autres membres de la famille? Ce travail va émerger lors de la séance et nous amènera à nous revoir trois semaines plus tard pour ne pas laisser s'enkyster ces frustrations et la colère qu'elles suscitent.








lundi 30 novembre 2015

nouvel article sur Prévention-santé au sujet de "Victor et ses démons"

Retrouvez moi sur Prévention-santé :
http://www.prevention-sante.eu/psychologie/compagnie-de-victor-demons

Je partage mon ressenti concernant le livre du Dr DODIN, Victor et ses démons, paru cette année.

lundi 2 novembre 2015

Lecture du livre, Pour une enfance heureuse, du Dr GUEGUEN

Une lecture passionnante m'a été recommandée par une patiente récemment, il s'agit de l'ouvrage "Pour une enfance heureuse ; repenser l'éducation à la lumière des dernières découvertes sur le cerveau" du Docteur Catherine Gueguen, pédiatre expérimentée.

Outre la clarté et la pertinence des arguments avancés en faveur de l'éducation bienveillante où l'adulte et l'enfant seraient considérés sur un pied d'égalité, où la communication serait le pivot de l'éducation et l'amour inconditionnel sa pierre angulaire, j'ai apprécié l'exposé limpide des fonctions cognitives et émotionnelles des différentes composantes de notre cerveau.

L'apport des neurosciences affectives pour mieux comprendre notre développement émotionnel, stimulé par la qualité des échanges relationnels a fait écho, en moi, avec la démarche du STRANNIK PSY.

Je citerai en particulier ces passages passionnants :

"Pour les chercheurs en neurosciences affectives, nos expériences relationnelles laissent des empreintes physiques dans notre cerveau et donc nous modifient profondément. L'être humain est une seule et même entité comprenant le corps, la vie affective et l'intellect. Ces trois aspects interagissent en permanence. Tout ce que nous vivons s'inscrit dans notre biologie, dans notre corps et se traduit en émotions, sentiments, pensées, actions."(p.55)

"Les expériences que vit l'enfant ont un impact sur le développement de son cerveau et influencent ses réactions psycho-affectives et sociales lorsqu'il est enfant mais aussi quand il sera devenu adulte" (p 81).

Par ailleurs cette précision, "mais il est rassurant de savoir que, du fait de la plasticité cérébrale, l'impact d'éventuelles erreurs pourra être corrigé à condition qu'elles n'aient pas duré trop longtemps."

La présentation du fonctionnement du néocortex notamment est très intéressante pour mieux concevoir la manière avec laquelle le STRANNIK PSY parvient à restituer aussi fidèlement les émotions, les croyances et les scenarii affectifs du consultant.

Les structures cérébrales se développent progressivement, jusqu'à l'âge adulte pour certaines. Le cortex préfrontal est décrit comme "le siège des capacités intellectuelles, de la mémoire, de la faculté de décision. Sa pleine maturité permet de nouvelles possibilités intellectuelles, notamment l'aptitude à la pensée abstraite, à la déduction, à la généralisation ou aux maniements de nouveaux concepts." (p76)
Le cortex orbito-frontal quant à lui joue un rôle important dans l'affection et l'empathie, la régulation émotionnelle, de plus il est en connexion avec "le néocortex, centre de la réflexion, l'amygdale, centre d'alerte et le tronc cérébral, lieu de régulation des fonctions physiologiques fondamentales" et aussi avec le "cortex somato-sensoriel, nécessaire aux perceptions de notre corps et du monde extérieur. Ce cortex somato-sensoriel, chargé des information sensorielles, des mouvements et de la décision d'agir, a des connexions profondes avec le système limbique, lieu principal de notre vie émotionnelle" (p96).

Or, pour en revenir au fonctionnement du STRANNIK PSY, celui-ci analyse les informations obtenues à partir de séquences vidéo observées (perception du monde extérieur), mémorisées (mémoire) et traitées par un individu (déduction, décision, action). Ces fonctions cognitives peuvent être plus ou moins perturbées par notre histoire, nos émotions, notre état somatique. Les algorithmes du logiciel sont capables de restituer cette déformation et d'interpréter celle ci afin d'obtenir un bilan émotionnel, une dynamique émotionnelle ainsi qu'un instantané psycho-somatique de l'individu.

Pour conclure, je citerai une dernière fois le Dr Gueguen :
"La biologie n'enlève pas le mystère, la poésie, le charme des relations humaines mais au contraire en révèle toute la complexité (...) Nous sommes pétris de réalités charnelles, biologiques, de sentiments et de pensées absolument indissociables."

Merci pour votre attention, en espérant que cet exposé vous aura donné l'envie d'approfondir la lecture de cette ouvrage Pour une enfance heureuse, Dr Catherine  Gueguen, édition Pocket, Robert Laffont, 2014



lundi 5 octobre 2015

Fichier d'installation du module de luminothérapie

Pour ceux qui sont amenés à réaliser le bilan psycho-émotionnel avec le STRANNIK PSY, il est possible d'accompagner chez soi le travail de mise en mouvement entamé lors de la séance grâce à des séances de luminothérapie sur votre ordinateur personnel.

Pour ce faire, il est nécessaire d'installer le module "correction" en téléchargeant le fichier ci-dessous

http://www.strannik-psy.fr/wp-content/uploads/2015/06/strannikpps-treatex-eng-setup.zip

Vous trouverez tous les détails de l'installation de ce module sur votre ordinateur en allant sur le lien suivant :

http://www.strannik-psy.fr/comment-installer-le-logiciel-programme/